20 juin 2009
Bye-Bye!

Photo Pierre Mestre©
Quoi de plus simple finalement que de jeter ses adieux sur cette toile.
Cette toile s'use.
Elle a fait son temps.
Moi j'ai à vivre.
J'ai à vivre ailleurs!
Au revoir donc, et merci.
Merci à tous, lecteurs fidèles ou infidèles.
D'avoir été là.
D'avoir suivi, pleuré, ou ri avec moi.
Bonne chance à tous.
Bon vent.
Bonne vie!
Je vous laisse en douce compagnie.
Une chanson douce.
Va-t-elle tourner ici même, ad vitam aeternam?
Mystère et boule de gomme!!!
Ah, et...
Je reste joignable.
Il suffit de "contacter l'auteur".
PS: ce blog non scanné sur google, c'est aussi ça:
Total des visiteurs : 6601 Total des pages vues : 12827
Alors, euh....
Merci!!!
09 juin 2009
Un poète...

Je pense que tous ceux qui passent ici l'ont remarqué.
Nous avons un poète embarqué avec nous dans cette aventure bloggique.
Un poète dont chaque commentaire se lit et se relit, se savoure...
Cher Xavier, chacun de tes textes est un cadeau sur mes pages.
Et il est toujours difficile d'écrire juste après t'avoir lu!
Cher Xavier, on ne se connaît pas encore mais je sais quelles collines tu hantes...
Manosque...
Rien que le mot résonne comme une invitation.
Cher Xavier, on ne se connait pas encore mais je sais certaines choses de toi.
Toujours aux aurores tu écris.
Et je me demande souvent comment soigne un kiné poète. Il y a sûrement de la poésie, dans tes gestes aussi.
Chers amis de mon blog, oyez oyez la belle, la jolie nouvelle.
Xavier Lainé publie ses poèmes.
Je vais jouer les intermédiaire.
Et te rendre tes mots, Xavier, pour présenter La mille et unième nuit, c'était hier :
"2003, une guerre s'impose dans le paysage, malgré l'indignation planétaire...
32 nuits, la plume trempée dans le poison de ce conflit, et verser des larmes sur les espérances de paix...
32 nuits, 32 poèmes partis aux quatre coins du monde et jusque dans la boite aux lettres de la maison blanche qui en accusait chaque jour réception...
32 poèmes qui ont fait leur chemin, d'abord sur internet, puis, en extrait, dans une revue...
32 poèmes qui cherchèrent vainement un éditeur, jusqu'à ce que Nicole Barrière, responsable de collection chez L'Harmattan, se penche sur leur sort...
6 années à lire et relire, réécrire et repenser....
6 années et le livre qui vient...
C'est si beau, le bruit d'un livre qui prend son envol, et s'ouvre entre mains fébriles, regard interloqué, incrédulité de l'auteur..."
Oh oui Xavier, comme c'est beau, le bruit d'un livre qui prend son envol...
L'ouvrage est vendu au prix de 11 euros, + 4 euros de frais de port.
Si vous souhaitez l'acheter, mettez moi un commentaire, et je vous enverrai le bon de commande par mail.
Quand à toi cher Xavier, félicitations! et Amitiés, toujours!
(PS: Daphné, que j'aime tant, connaît bien tes collines, et a du s'y faire aux genoux les écorchures de l'enfance... Ce qui m'amène à embrasser ma Noizzette chérie. Dis Noizzette? On ira hein?)
02 mai 2009
Un autre voyage...
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Nouvelle participation au concours SFR Jeunes talents. Et hop!
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J'attends bien sagement l'heure du départ.
Je suis prête.
Nettoyée, récurée, désinfectée, aseptisée, emballée dans la blouse bleue qui dévoile mon postérieur au tout-venant.
J'attends.
Le petit comprimé rose avalé tout à l'heure me plonge dans une torpeur bienvenue.
Stéphane fait les cent pas dans la chambre. Il a posé un jour pour rester avec moi, mais notre angoisse respective nous isole mieux que si nous étions à des milliers de kilomètres l'un de l'autre. De temps à autre il me lance un pauvre sourire crispé et vient me caresser la main ou les cheveux, brièvement. Ou alors il se poste à la fenêtre et regarde atterrir et décoller les gros-porteurs. La chambre a vue sur l'aéroport de Blagnac.
Un coup bref, et la porte s'ouvre brusquement sur deux hommes en bleu et blanc.
Une infirmière les suit, elle me rassure d'un sourire, vérifie les perfusions et me gratifie d'un chaleureux "à tout à l'heure" qui me garantit que le voyage comporte un aller et un retour.
Je fais un petit signe à Stéphane et me voilà partie.
C'est très étrange de voyager couchée.
Mes chauffeurs ne sont pas des plus délicats, et le lit ne comporte pas d'amortisseurs, passage difficile à l'entrée de l'ascenseur, le lit fait un bond pour passer le débord, et moi, je m'accroche aux barrières.
Arrivée au sous-sol, je regarde défiler les lumières du couloir.
Les brancardiers discutent, rugby, RTT, les femmes, les gosses.
La grosse poche de perfusion se balance en rythme au-dessus de ma tête, droite, gauche, droite, gauche.
J'ai la gorge vilainement serrée, envie de pleurer, envie de crier même, si je pouvais.
Les murs du sous sol sont gris et sales, ce voyage n'en finit pas, tout tourne dans ma tête. La fatigue, les angines à répétition, le souffle court pour trois marches à monter...
La prise de sang et l'appel angoissant de mon médecin.
Leucémie.
Le mot a claqué.
Hospitalisation en urgence.
Avec Stéphane, on a préparé ma valise, assommés.
Ma valise...
Celle-là même qui nous a accompagnés aux jours heureux. Londres, Bruxelles, Amsterdam, Barcelone. Nos petits week-ends low-cost...
Les brancardiers arrêtent leur course. Nous sommes arrivés dans le service de chirurgie vasculaire. Ils vont me poser un "cathéter central". D'après ce qu'on m'a expliqué, c'est un gros tuyau qui va être glissé dans une des grosses veines qui va au cœur. Réservé aux perfusions de première classe, c'est par là qu'on me passera les chimios, les transfusions, et tout ce qui va être désormais mon quotidien.
Ce machin va être mon compagnon tout le temps du traitement; minimum six mois m'a dit le médecin. J'ai du mal à imaginer...
Dans un immense vertige, je réalise que je viens d'entamer un long voyage.
Un autre voyage.
À Johanne, Romain, Noa.
À Céline.
A tous les malades que j'accompagne du mieux que je peux dans cet "autre voyage".
24 avril 2009
Concours SFR Jeunes Talents, Etonnants voyageurs.
J'étais pas sûre d'avoir envie de participer.
Mais bon, voilà, un thème, des idées qui trottent dans la tête.
Je ne suis pas une grande voyageuse, mon expérience s'arrête à l'Espagne, et Berlin.
Et pourtant....
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Et pourtant...

C'est Stéphanie qui a attaqué la première.
-Heiiiiin? T'as jamais voyagé hors de France?
Je baisse les yeux vers mes pompes made in China, sur mon jean trop court sérieusement mis à mal par la génération de frangins frangines cousins cousines qui l'ont porté avant moi.
-Ben nan, j'ai jamais passé la frontière.
-Eh Fred, t'entends ça, Gaïané elle a jamais bougé de France. Putain franchement, tes parents ils pourraient se bouger le cul pour toi nan, sérieux...
Fred acquiesce à cette vindicte adolescente, en tirant copieusement sur sa roulée.
Et moi, je pense à mes parents qui ont fait le grand voyage pour quitter leur pays, et qui n'y sont jamais retournés. Gaïané Pelekian, ça voyage assez, comme nom, non?
La petite bande commence à partager joyeusement ses expériences de grands voyageurs.
-Ah ouai, les Ramblas, trop classe!
-Ah ouai, et à Berlin aussi putain, t'as des stations de métro en béton armé, pour empêcher les Allemands de l'est de passer à l'ouest , j'te jure c'est flippant, trop glauque...
Et puis y'a Alessia qui visite son pays par an, via tous les clubs med’ de la planète, et qui y va de sa bonne expérience sur les souks, la "gentillesse des autochtones" mais bon, c'est quand même classe "passki sont super pauvres mais super sympas quand même, tu vois..."
La sonnerie interrompt ces considérations infiniment altruistes, et nous nous dirigeons, pas franchement enthousiastes, vers nos classes respectives.
Le soir après les cours, je m’échappe rapidement pour attraper mon bus de banlieue, bondé, comme d'hab.
Je me fais souvent rappeler à l'ordre par un voyageur agacé de se sentir dévisagé aussi peu discrètement:
"Tu veux ma photo!"
Oups.
Je regarde le bambin noir qui joue avec un biberon vide dans sa poussette grande classe. La morve a laissé des trainées blanches entre nez et bouche. Je le dévisage, et ses billes noires accrochent mon regard, le petit garçon m'offre un beau sourire et deux fossettes mignonnes se creusent sur son visage mobile et polisson, tandis que les mains potelées laissent échapper le biberon. Je lui rends son joujou poisseux, il me remercie d’un tirement de sa langue rose claire.
La mère fixe, impériale, un horizon lointain, ailleurs... Son beau visage est marqué de scarifications ethniques, trois traits horizontaux sur les tempes. Aux oreilles, des boucles d'or travaillées grossièrement, qui mettent en valeur la couleur noire ambrée de la peau.
Le fessier défie les lois de la pesanteur...
Belle...
Elle décroche soudainement son téléphone portable et la prosodie d’un dialecte africain martelé, rythmé, chantant et pas vraiment discret réveille les voyageurs qui piquent du nez sur leur journal.
Assises au fond, deux adolescentes ricanent.
Leurs voiles unis, de ton pastel, assortis aux longues robes qu'elles portent par-dessus un jean, se frôlent et se répondent à la cadence des gloussements successifs. Je m'attarde sur les Nike incongrues qui dépassent de l'accoutrement.
Yeux soulignés de Khôl, l'une est occidentale, l'autre a les paupières lourdes et les cils somptueux d'une princesse orientale...
Je continue mon exploration.
A ma droite, une toute petite femme aux yeux bridés tient bien serrés dans sa main de grands sacs plastiques remplis d'herbes bizarres. Elle marmonne pour elle seule des phrases incompréhensibles, risquant de tomber à chaque virage un peu trop brusque. Au travers du sac on devine les lettres chinoises des emballages, nouilles, feuilles de riz et autres mangues en boîte. La virée hebdomadaire chez les Frères Tang.
L'annonce de mon arrêt me sort brusquement de ma rêverie.
Dans l'escalier, ça sent la friture à plein nez. Et ça vient de chez moi.
Ma mère m'accueille de son sourire doux, et m'enjoint de ne pas m'approcher tandis qu'elle fait frire à grand fracas les beureks au fromage.
Mes frangines sont déjà sur l’ordinateur, tchattant à qui mieux mieux, cliquetis des touches et rires facétieux. Une bise sur chaque joue et je file faire mes devoirs.
Petit arrêt par la salle de bain où je me dévisage rapidement. Longs cheveux noirs et sourcils fournis, des frisons sur mes tempes, je m'octroie un sourire approbateur, pas mal la Gaïané quand même...
Ce soir-là, en croquant dans l'enveloppe croustillante de mon plat préféré, tandis que mes parents se répondent dans une langue que je ne comprends pas, je repense à la conversation, dans la cour du lycée.
Non, je n'ai jamais voyagé.
Et pourtant...
21 février 2009
Une lumière éclatante
Au hasard de mes ballades sur la toile, je suis arrivée tout à l'heure sur ce blog: La vie +++
Un voyage au cœur de la maladie, une fois de plus, mais la découverte d'un cheminement intérieur d'une grâce indicible, l'intelligence vibrante et à fleur de peau de Thierry, atteint d'une LAM 4.
Plus que la maladie, c'est l'histoire d'une guérison, d'un retour à la vie.
Je me souviens maintenant y être passée une fois, sur ce blog, sûrement lorsque j'ai moi-même commencé à travailler en hémato, et je ne m'y étais pas attardée.
Mais le temps, est passé par là.
Romain, Johanne et Noa sont passés par là.
Et dans la douleur de leurs disparitions à tous trois, dans la perte de certains repères due à ces départs prématurés et tellement injustes, le bonheur profond d'accueillir ce témoignage en moi.
Ce blog répond à beaucoup de mes interrogations, l'histoire de Thierry me renvoit à mon histoire de soignante, à mon rôle auprès des patients.
Il s'agit véritablement de l'histoire d'une chute et d'une rédemption, d'un retour à la vie, mais d'une renaissance difficile, totalement connectée à un "moi' intime qui pense, réfléchit, prend le temps d'appréhender tous les bouleversements liés à la maladie, et à la guérison...
Parce qu'au final, ce que j'ai découvert, c'est qu'il n'était pas simple de guérir.
Et puis le portrait du monde médical y est sans concession, et c'est une merveille pour moi que de découvrir ce regard là, clair, lucide, habité, sur notre monde à nous, celui des blouses blanches, de l'autre côté de la barrière, définitivement.
C'est enfin une merveilleuse histoire d'amour dont je ne dévoilerai rien ici.
Alors que tant de nuages se sont amoncelés dans notre ciel, alors que l'on a tant pleuré ces dernières semaines, La vie +++ est un lieu qui réchauffe...
Et je sais que je prendrai plaisir désormais à en imaginer les protagonistes, dans La Vie, tout simplement...
15 février 2009
Noa

Ma petite chérie.
Alors toi aussi, tu t'en vas...
Que faire de ce blog, qui ressemble à un catalogue de départs prématurés...
Je l'avais décidé ainsi, tu serais le dernier blog de malade que je visite.
Attachante et merveilleuse petite Noa.
Comme il est cruel de relire aujourd'hui les mails échangés hier:
Moi:
" Tout me parle dans ce que tu écris, Mademoiselle.
Ton besoin de neige fraîche, tes appuis, tes soutiens, les murs surs lesquels tu t'appuies.
Ta volonté hors du commun de ne rien lacher, ni les études, ni la neige, rien, rien.
Je ne peux que souhaiter que tu sortes de ce piège.
Depuis que je connais Johanne (mon boulot à moi, c'est ça, je suis infirmière en hémato, et Jo, c'était ma patiente, j'en parle au passé juste parce qu'elle va sortir, et que ce n'est plus ma patiente,
c'est une amie, alors ce n'est plus ma patiente.)
Depuis que je connais Johanne, donc, je crois qu'une volonté hors du commun peut nous sortir de bien des impasses.
Je ne connais pas précisément ta maladie, et je ne veux d'ailleurs pas la connaitre.
Ce que je vois, au travers de ton blog, c'est la merveilleuse jeune fille que tu es.
Et je ne pouvais pas, à un moment ou un autre, ne pas te l'écrire.
J'y crois, donc, que tu peux t'en sortir, de cette saloperie là.
Je te le souhaite."
Toi:
"j'espère que tu vas bien ... je viens de voir l'heure, il est tard ... je n'arrive pas à dormir ... et pour cause je viens de farter mes skis, préparer ma tenue, mon sac à dos ... car demain je vais skier (tu n'imagines même pas mon impatience,ma joie). Ca va être énorme : plein de poudreuse, avec des fat skis (des skis très larges pour pouvoir s'éclater en hors piste ...) ... bref je vais en profiter à fond, car je n'ai aucunes idées de quand je vais rentrer en secteur !"
C'était le 6 décembre dernier...
Depuis, la vie ressemble à un mauvais roman.
Johanne.
Puis toi qui t'éteint à l'heure où j'écris.
Alors vraiment...
On se demande.
Ma petite Noa, "17 ans bientôt 18" comme je charrie ta sœur avec ça...
17 ans, et non, pas 18.
17 ans pour l'éternité.
Alors il me reste Salomé qui te ressemble au vertige, pour veiller sur elle et ses premiers pas de jeune femme.
Émouvante, touchante et adorable Salomé qui se débat à l'heure qu'il est dans l'horreur.
Perdre sa jumelle, son double et sa meilleure amie.
Je serai là pour elle, Noa chérie...
Toi, tu vas ajouter les pistes de skis, là haut, ailleurs, dans les chemins que l'on imagine, puisque nous n'avons que ça pour tenir le coup de votre absence.
Et tu rencontreras Romain qui passait aussi sur ton blog, tout comme Johanne...
Noa qui m'a ramenée à mon judaïsme, avec ta foi joyeuse et sincère.
Je crois que ta frangine aura à s'occuper de ça pour moi!
Je t'embrasse infiniment Noa chérie, et je lache tes mains ma puce, juste pour que tu t'envoles...
Tu m'avais dit que mes mots étaient comme ceux d'une sœur.
Oui, c'est un peu ça, petite soeur d'infortune...
Trop c'est trop.
Trop de départs, trop de tristesse.
Je vais mettre des œillères.
Je ne veux plus voir, plus savoir.
Maladie de merde.
Bord de mer, comme le disait si joliment ma Jo, bien plus douce et toute en retenue.
Bord de mer.
14 février 2009
Mon Ange... A Romain.
Je repose ici un texte qui était sur mon ex blog...
Pour sa maman.
Et pour tous ceux qui ont aimé Romain....
Mon ange...
A Romain qui nous a quittés et que nous pleurons.
A Nathalie sa maman.
A Joan son frère.
A toute sa famille et ses proches.
A Ophélie...

Je te mets une musique que tu aimais.
C'est vrai qu'elle est belle cette chanson.
********
**********
Nous sommes combien à te pleurer dans le secret de notre coeur, dans le secret de nos maisons, dans le secret secret de là où tu as su nous atteindre, nous toucher, nous bouger, nous faire trembler, nous faire rire...
A quoi bon hurler.
A quoi bon chercher une moindre justice dans tout ça.
Tu me l'as dit il y a peu...
"J'ai 18 ans et je vais crever".
Ce sont tes mots.
Tes mots qui hurlaient ta colère et ta douleur, mon ange...
Et puis il y a aussi tous tes mots sublimes d'acceptation.
Et d'amour.
Pour ta mère.
Pour ton frère.
Pour Johanne...
De toi il me reste désormais quelques mails, tes commentaires ici même sur le blog, il me reste notre au revoir...
Nous nous sommes dits "Au revoir".
Cela n'a pas de prix.
Tu savais que tu partais, j'ai pu te dire adieu, et te re promettre des choses, et cheminer en pensée avec toi, et ta maman...
Vous accompagner, là bas, sur votre île qui prenait l'eau, et te laisser partir, doucement...
Lou sait.
Lou a vu des photos de toi.
Lou a pleuré.
Lou sait ce que mourir veut dire.
Lou sait ce qu'aimer quelqu'un qui n'est désormais plus là veut dire.
Tu existes aussi dans le regard de Lou.
Tu vivras dans son regard, c'est l'ultime promesse que je t'ai faite, avant ce click fatal dont je savais qu'il était le dernier...
Tu n'es plus, et pourtant, tu es.
Je continue mes blagues, mes coups de gueule, plus fort que jamais.
C'est toi qui me l'a dit.
Je t'imagine sur des chemins, ailleurs.
Tu veilles sur nous.
J'aurais tellement voulu, tellement, que tu soies encore là...
Te dire comme tu me manques, mais tu le sais, hein, tu le sais...
Je t'imagine sur des chemins, ailleurs.
Tu te retournes parfois, tu nous regardes, et tu souris.
Je vais y retourner Romain.
Je vais aussi y retourner pour toi.
Pas pour les sauver non, je ne suis pas assez forte pour ça, je ne suis qu'une fourmi ouvrière, là où la science avance, lentement, trop lentement, qui n'a pu te sauver toi...
Je vais y retourner pour mon rire et mes conneries qui te faisaient tant rire, et tu m'accompagneras sur ces chemins là, aussi...
Je t'imagine sur des chemins, ailleurs.
Tu te retournes parfois, et tu me fais signe.
Est ce que tu le sens, le vent, Romain, dis?
Est ce que tu le sens le vent, sur ton visage, là où tu es désormais?
Est ce que tu m'emmènes en ballade, à moto, maintenant que tu peux?
Je t'imagine sur des chemins, ailleurs, en paix...
Tu as le sourire de qui a tout donné, tout...
Je t'imagine sur des chemins, ailleurs, et putain Romain, tu le sais comme c'est dur hein, comme tu nous manques...
Je t'imagine sur des chemins, ailleurs, mon ange.
Si tu croises ceux que j'ai tant aimés et qui sont partis, tu les reconnaîtras.
Je t'imagine sur tes chemins, et moi, je continue le mien.
Tu as été une merveilleuse rencontre.
Au vent de la toile.
Au vent des étoiles...
Au revoir mon ange.
***********************
Edit.
Ta lettre qui nous chante, elle est si rieuse, si pleine de toi...
"AILLEURS.
Quand vous lirez ce mot,sur l'autre rive je serai.
L'ailleurs a été le plus fort,j'ai donc dû m'y résigner.
Là,des milliers de chemins s'offrent à moi,le coeur
léger,sac en bandoulière,je vais les arpenter.
Pas de Dieu pour m'accueillir,juste moi et l'immensité.
Ne soyez pas tristes,car un jour,sur l'autre rive suis certain
qu'on va se rencontrer.
Un départ n'emporte jamais tout,regardez bien, suis sûr
qu'il restera toujours par ci,par là un peu de moi,mes idioties,
mes rires,mes mots,mes envies,mes délires,.
Allez ,souriez!
A Johanne,
Je compte sur toi,je suis si fier de ton courage,garde toujours
cette énergie de vaincre,tant que rien n'est fini tout est possible.
Je tiens ta main,toujours,tu sais que tu peux la serrer,t'y aggripper!
Je ne te dis pas ce que je te prépare ,le long de tous ces sentiers que
je vais parcourir,quand dans des décénies tu les parcoureras...
Continue à vivre l'instant, le plus fort que tu puisses..Je suis là..
A Grand Mamie
Au pays des lézards,comme c'était bon vos bras.
J'espère que Tom et Joseph,plus tard liront le blog
de leur fabuleuse Grand Mamie..et la chance qu'ils ont
de vous avoir.
A Cécile (Titi)
Que ton visage soit toujours inondé par ton merveilleux sourire.
Tout de suite on s'est compris...tu m'as apporté beaucoup.
A Audrey
Tu raconteras à Lou notre virée à moto,putain comment t'as
deviné,tu lui diras les bêtises qu'on aurait partagé,tu lui diras..
Puis,là juste le coeur un peu serré..
A Ophélie
Mon été si sombre a rayonné de milles feux..tu sais pourquoi.
L'a intérêt a être au top celui que tu choisiras,sinon.....je veille
A tous,merci d'avoir fait de ce blog ce qu'il est ...
Romain"
31 décembre 2008
Message personnel
Découvrez Radiohead!

(Photo gb , merci...)
Une année se termine...
Je ne sais pas pour vous.
Enfin...
Pour certains, je sais.
Je sais un peu.
On ne sait jamais tout.
Elle a été riche.
Elle a été douloureuse.
Elle a été belle.
Elle a été.
Dans quelques heures on passe à autre chose.
Je frissonne toujours au passage de la porte du temps.
J'espère toujours que l'année à venir sera meilleure.
Je pleure toujours.
(Oui oui, je sais, je pleure SOUVENT !!! )
Chers vous...
J'ai une pensée émue pour chacun de vous qui m'êtes chers.
Ceux que je connais, comme ceux que je ne connais pas encore.
Alors ce soir c'est Message Personnel.
Pierre, mon poète à l'âme d'enfant, à la pudeur rugueuse...
Ma Steph.
Ma Steph aux yeux clairs, au regard pur, ma Steph droite et fière et forte et que j'aime tant.
Mon Gaël qui m'a tant manqué et que j'ai retrouvé, compagnon de tant d'heures violentes de ma vie, comme c'est beau de nous retrouver apaisés (au regard de ce que cela fût...)
Mon Pat, mon petit frère chéri.
Alexandra, ma petite sœur qui trouve son chemin, enfin.
Ma Sarah, ma cousine mais ma sœur dans mon cœur, ma sœur d'âme, celle qui sait trouver les mots, depuis toujours.
Karine, Sido, mes copines "à la vie à la mort" !
Eric, retrouvé aujourd'hui, après tant d'années, quelle émotion (tout reste à se dire)...
Fleur, Steph/Kaferlein, Clementine, Xavier Lainé, gb, Grandmamie,Sylvana, fidèles parmi les fidèles, qui créez un petit monde chaleureux, qui comprenez, riez, pleurez avec moi...
Bruno, Didier, êtressisensiblesetchersàmoncoeur,
Christophe, mon révolutionnaire, la lumière éclaire sous la porte...
Johanne, ma Jo... Ma guerrière, ma combattante, ma revenue des enfers.
Alex, le père de ma fille, une amitiè naît, elle sera plus belle et plus forte que tout, je l'espère.
Stéphane, à demi mots, à quart de mots, on se comprend...
Jérôme, mon adorable voisin-copain-soutien
Laure, ma folie-folle de Laure, ma voisine et sa maison-bâteau-voyage-ailleurs viens on s'casse!
Jérémie, mon confident, mon ami, une source vive.
Alain, mon correspondant sans visage, mon incroyable ami, doux sous l'écorce.
Ma Nath, ma suissesse préférée, comme je t'aime toi qui est trop loin, perdue dans tes neiges.
Arnaud Tiercelin, ma voix dans la nuit, une voix amie, faite d'attention, d'écoute, de respect, d'amitié...
Et Solenn, Solenn, dernière rentrée dans le cercle, mais ça le fait hein, ça le fait!
Et tous ceux que j'oublie... (pardonnez moi, c'est le risque des listes...)
Edit! Et paf! Voilà, une que j'ai oublié... Bah oui, forcément, fichues listes... Nathalie, mais une autre, Nathalie de myspace, c'est très curieux comme dénomination mais ma foi, j'en ai pas d'autres, et pourtant, Nathalie, tu m'accompagnes depuis longtemps déjà sur mes chemins d'écriture. Pardonne moi donc cet oubli... Et merde! J'ai oublié Halim, va finir par devenir à mouru de rire ce message solennel! Mon Halimàl'eauàl'huile! Faut dire que t'es tellement discret en ce moment, oulala!Vous tous là.
Je vous souhaite...
Je vous souhaite juste que la vie se fasse légère et qu'elle vous épargne.
De pleurer sur ce qui est juste et bon.
De laisser partir ce qui doit partir sans vous retourner.
De regarder droit devant.
D'aimer.
D'être aimés.
D'aimer.
D'être aimés.
Le rire de vos enfants.
Et celui de vos petits enfants.
Le vent dans vos cheveux.
Les nuages qui filent dans le ciel.
Des cailloux pleins les poches.
Filer plein pot sur l'autoroute en laissant ses emmerdes DERRIERE.
Je vous envoie, au travers de ce blog, tout mon amour, toute ma tendresse, et vous autorise à m'imaginer hurler à gorge déployée avec Radiohead, comme souvent je le fais...
Bonne année à tous.
Audrey.
29 décembre 2008
Ma rage, mon impuissance...
Découvrez Archive!
Ce soir.
Ce soir dans la nuit noire.
Ce soir alors que je rentrais chez moi deux silhouettes.
Un papa et son petit garçon.
Un petit gars de quelques 4 années pas plus.
De loin je voyais son père le trainer sur le passage piéton pas très gentiment.
Alors forcément je regardais.
Puis presque arrivés à ma hauteur d'un seul coup.
Le père a cédé à sa colère.
D'un seul coup.
Une immense gifle dans la tête du petit garçon.
Et le petit gars a valdingué a un mètre.
Presque sur la route il a valdingué.
Et le père même pas il regardait son petit gars.
Et le petit gars il avait des sanglots qui l'étouffaient et il regardait son papa qui le regardait pas.
Et moi je regardais les deux là, juste à côté de moi.
Et une immense vague de colère m'a emportée.
J'ai appuyé sur le klaxon de ma voiture, fort, fort, et longtemps.
J'ai fait des grands signes au père.
Des grands signes de ma colère à moi parce qu'il a tapé fort son petit garçon à lui.
Et puis mon feu est passé au vert alors j'ai redémarré.
Et c'est là que les sanglots m'ont étouffée moi.
Des gros sanglots qui venaient de loin loin loin.
De ma tête à moi qui valdinguait tout pareil quand la colère de ma mère elle était la plus forte tout pareil.
Alors les gens ils m'ont regardée pleurer fort gros comme ça dans ma voiture et je m'en foutais.
Et j'ai pleuré fort comme ça jusque chez moi.
Et j'ai pensé comme ça que pour ça ma mère je la détestais encore vraiment fort, pour mes oreilles encore brûlantes, pour le fait que jamais elle me regardait après, enfermée dans sa colère, pour le fait qu'à 32 ans encore j'éclate en sanglots quand je vois un gosse se prendre une torgnolle.
Parce que je suis encore prisonnière.
Je ne pensais pas les débuter ainsi mes "histoires cailloux" , mais ce soir j'ai vu un petit garçon se faire violenter, et comme souvent, ma propre histoire a rejailli. J'avais en tête de la raconter, mon histoire, alors c'est le premier billet des "histoires cailloux".
Ce soir, c'est un petit garçon qui l'a prise, cette claque, mais c'est aussi moi, par ricochet...
28 décembre 2008
Un bouquet de roses
Découvrez Barbara Carlotti!

Comme on est fière, didondidon!
Quand on se balade avec un adorable et joyeux et coloré et délicat bouquet de roses offert par un non moins adorable et délicat ami...
Ca m'a filé un de ces sourires cet après-midi à Bordeaux, je ne vous dis que ça!
On se sent, comment dire...
La reine du bal?
Oui, c'est ça...
La reine du bal.
Vous vous demandez Qui donc m'a offert ce charmant bouquet ?
Qui est ce garçon délicat, attentionné, qui a mis encore plus de soleil sur ma journée?
Roooo!
Mais c'est que déjà, je le connais, il est déjà tout rosissant là, comme ses roses!
M'en fiche, je cafte!
C'est Bruno, de La Petite Maison Jaune .
Et si vous n'êtes encore jamais allés le visiter, et ben c'est le moment!
D'autant que, oh! miracle, ça y est, je sais insérer des liens !!!
Et pour Bruno, la musique, forcément, c'est Barbara Carlotti ;-)
Et pour vous tous, une photo de mon joli bouquet, qui sent bon, en plus! (mais ça, c'est que pour moi!)
Bon, vous êtes rassurés, ça va!
Préparez vous parce que j'ai décidé de via mon blog bientôt vous raconter des souvenirs d'enfance, et ça va pas être du joyeux joyeux, alors profitez en quand ça l'est, joyeux!
Une bise spéciale à Didierquisereconnaitra.
